Freakshow Festival

Non, non… on ne vous parle pas de l’université d’été de l’UMP, mais du festival de musique underground à Gigors et Lozeron dans la Drôme et c’est du lourd ! Au programme The Horrorist, The Oh Sees, Jessica93, Daikiri, Teen Volt Shock…

Déjà tout petit, vous avez fait la collection des Crados au grand désespoir de vos parents, puis vous avez regardé Thriller en boucle, avant de craquer pour Maryline Manson dans Lost Higway de David Lynch ? Aujourd’hui, vous vous endormez au doux son de la voix de Curt Kobain, sous le regard de Théodore Bundy accroché au-dessus de votre tête de lit. Il est grand temps pour vous de rencontrer Stéphane C. du Freakshow Festival.

Salut Stéphane, « le freak c’est cheap » comme disaient les « afros » lascars du disco – surtout depuis qu’il est devenu « bankable » – ou reste-t-il encore une place pour les cultures alternatives ?

Pour nous, la question ne se pose même pas. Il n’y a qu’à regarder autour de nous pour se convaincre que les cultures dites alternatives ou underground sont vitales et nécessaires. Dans un monde de standardisation, c’est dans les « marges » qu’on trouve les choses les plus importantes et intéressantes – en même temps, n’est-ce pas le cas à chaque époque ? Alors, il y a peut-être plus que jamais une place pour ce type de « culture » et la nécessité de la faire exister. S’il n’y a pas la place pour ça, il faut quand même la créer et la défendre. Clairement, c’est là que ça se passe.