Le succès de Tati : la décoration à bas prix

Depuis l’annonce du tribunal de commerce de Bobigny, la mise en redressement judiciaire d’Agora distribution dont appartient l’enseigne Tati, et la désignation de Philippe Jeannerot en tant qu’administrateur judiciaire, que des offres de reprise n’arrêtent pas d’affluer.

Quel potentiel ont les repreneurs

Dans la course pour la reprise de l’enseigne Tati, trois offres sont sur la table, celle de GiFi, mais aussi deux spécialistes dans la vente à bas prix La Foir’fouille et Babou. Tous les trois s’intéressent à la décoration à bas prix, une formule qui attire beaucoup de clientèle. En effet, trouver de la décoration pour maison et jardin a des prix abordables, c’est ce que les clients plébiscitent. Pour que l’enseigne vente à des prix très bas, la seule recette, c’est d’avoir 80 % des produits proviennent d’Asie, seulement 15 % d’Europe et de France, et bien sur l’enseigne doit acheter en très grandes quantités ce qui réduira les couts automatiquement jusqu’à 20% sur l’achat du produit. Mais en plus de ces économies, les plans de rayons et la disposition des produits, qui sont identiques d’un magasin a un autre ce qui évite la perte de temps pour les employés, tout est réfléchi et mis en place pour que le client achète plus. Mais aussi les produits sont renouvelés tous les 15 jours ce qui attire encore plus la clientèle.

En sept ans cette chaine centrakor, qui a proposé la reprise de Tati, a multiplié par 9 ses magasins pour arriver actuellement à 360 magasins dans toute la France, en effet la décoration à bas prix, c’est un concept a succès grandissant.

L’intérêt de reprendre l’enseigne Tati

La reprise de l’enseigne Tati est une opportunité pour ces enseignes, dont le premier intérêt c’est de récupérer des emplacements qui existent, puisque dans les commerces aujourd’hui la difficulté, c’est de trouver des bons emplacements et d’ouvrir qui existent déjà, autant les récupérer et de le faire avec un prix intéressant pour eux. Le deuxième intérêt que les repreneurs y voient, c’est la marque Tati, c’est une enseigne qui est certes en difficulté, mais chez l’imaginaire du consommateur a une valeur, en plus tout le monde connait Tati.

Les salariés de l’enseigne Tati, s’inquiètent pour leur avenir, même après la rencontre de la délégation intersyndicale avec la nouvelle ministre du Travail, Muriel Pénicaud, qui cette dernière s’est engagé d’apporter son aide pour garantir aux 1754 salaries de Agora distribution (qui regroupe Tati, Giga store, Degrif’Mania et Fabio Lucci) de garder leur emploi.

Le tribunal de commerce examinera par l’intermédiaire de son administrateur judiciaire, Philippe Jeannerot les offres de reprise, et devra donner sa décision avant la fin du mois de juin.