Syrie : les expatriés racontent la situation des réfugiés

D’après, l’un des derniers expatriés français vivant en Syrie, Jean-Pierre Duthion, dans la capitale syrienne, il existe de plus en plus de réfugiés venus des villes avoisinante. Une situation qui inquiète de plus en plus les citoyens à Damas.

Le grand nombre de réfugiés qui affluent dans la capitale

Selon le journaliste français, il y a eu un grand nombre de réfugiés à Damas. Fuyant, les attaques et bombardements, ils se sont retrouvés sans abris, durant un hiver qui est assez rude à Damas.
Jean-Pierre Duthion a assuré que le problème qui se pose au niveau de Damas aujourd’hui, est celui du prix des loyers puisqu’il y a plusieurs réfugiés venus de l’intérieur du pays. En effet, il y a plusieurs zones périphériques de la capital qui sont victimes des bombardements et des attaques acharnés entre les rebelles et l’armée de Bachar.
Par conséquent, un grand nombre de civils ont dû quitter leurs maisons, ces derniers seront certainement pillés par les rebelles. Une fois à Damas, les civils se mettent à chercher des maisons. Par conséquent, trouver une maison ou un appartement en plein centre de la capitale syrienne est assez difficile. Surtout que tout le monde veut se loger en plein centre de la capitale qui est assez sécurisé. C’est pour cette raison que les prix des loyers ont réellement explosé à Damas.

Quelles sont les conditions de vie des réfugiés ?

Puisque les prix de la location des appartements ont augmenté, un grand nombre de personnes se sont retrouvées sans logement. Très souvent, on trouve une famille de 15 personnes cloîtrés dans un logement de 50 mètres carré. C’est dur d’imaginer des familles se trouvant dans des espaces assez réduits. Pire, il y a des familles qui n’ont pu trouver ce luxe, puisqu’elles se sont retrouvées sans abris, obligées à dormir dans les jardins publics de la capitale. En été, les conditions sont assez clémentes entre 22 et 23 degrés durant la nuit, toutefois à Damas l’hiver est assez rude. En effet, dans la capitale syrienne, il neige, par conséquent, il fait extrêmement froid. Les sans-abris, se lavent dans les mosquées et prennent un peu de nourriture de chez les commerçants.
La situation des réfugiés inquiète le gouvernement ainsi que les ONG. Surtout que cette situation peut poser des problèmes sanitaires.

Guerre en Syrie : un conflit international

Bachar Al-Assad, au pouvoir depuis mars 2001, refuse toujours de faire les compromis démocratiques longtemps attendus. Celui-ci a annulé toutes les dispositions de la constitution syrienne relatives aux libertés publiques.
L’article 56 de la constitution syrienne du 20 août 1969 stipule que “tout individu a le droit d’exprimer son avis en toute liberté par écrit ou par voie orale, et par tous les moyens d’expression (…). Selon la loi, l’État garantit l’édition, l’impression et la liberté de presse.
La Syrie a par ailleurs signé le Pacte international relatif aux droits politiques et civils de 1975 ainsi que la Déclaration universelle des droits de l’Homme (et principalement son article 26 relatif à la liberté d’expression). Cependant, diverses dispositions d’exception invalident les engagements internationaux et la constitution de la Syrie.
Ainsi, en vertu de l’article 23 de la constitution du régime ‘baathiste’ de 1936 : “l’État est responsable de la garantie de la liberté de presse, de contestation, d’édition, de rassemblement et de parole dans les limites de l’intérêt de l’identité arabo-islamique et offre tous les moyens à la réalisation de cette liberté”.

Le régime du dictateur syrien “Bachar Al-Assad” prévoit la restriction de l’ensemble des libertés individuelles. Les médias sont aussi soumis au décret sur la presse, déclaré en 2003, notamment restrictif. Le régime “Assad” interdit la remise en cause des principes (fondements) intouchables en Syrie : les orientations politiques et les forces armées lancées par “Bachar Al-Assad”, l’unité nationale, le parti ‘baathiste’ et les intérêts du peuple syrien.
Les journalistes, syriens ou étrangers, “falsifiant des documents et rapportant de fausses informations” sont passibles d’une peine de deux à cinq ans de prison.

Une mainmise totale sur les médias privés et publics

Le Premier ministre, Imad Khamis, décide de qui peut être rédacteur en chef, correspondant et journaliste dans le pays. Ainsi, pour obtenir une carte de presse ‘délivrée par le ministère’, les journalistes doivent – obligatoirement – s’inscrire auprès de l’Union des journalistes. L’Union des journalistes est un véritable outil de contrôle aux mains du pouvoir.
Actuellement, le régime du dictateur syrien “Bachar Al-Assad” conserve toujours une mainmise globale sur la télévision et la radio. Sana, l’agence de presse nationale contrôlée par les services de renseignements, donne une vision uniformisée et lisse de l’actualité en Syrie et de sa politique étrangère.
Jean-Pierre Duthion, expatrié depuis huit ans à Damas, raconte sur Twitter (@halona) son quotidien et celui de la population de la capitale syrienne au milieu des combats. Son fil est devenu, en quelques jours, une référence. Il se définit comme un expatrié au sens propre du terme. Jean-Pierre Duthion est devenu la voix de la France, depuis le début de la crise syrienne.

Les journalistes constituent la nouvelle cible du régime de Bachar Assad

Avec la présence d’un certain nombre de journalistes, comme l’un des journalistes français les plus connus Jean-Pierre Duthion, ces dernières années certains reporters ont été visés par l’armée syrienne.
En effet, selon les experts, après les déserteurs de l’armée et les manifestants, place aux journalistes qui sont devenus la dernière cible du régime de Bachar Assad.

Les journalistes dans la ligne de mire du président syrien

À peine une semaine après la mort du journaliste américain Anthony Shadid, et juste un mois après le reporter français Gilles Jacquier, deux autres journalistes ont péri sous les bombardements des alliés du Président Bachar, en Syrie. Marie Colvin, correspondante de guerre pour le journal américain Sunday Times et le photographe de guerre Rémi Ochlik, ont tous deux péri au niveau de la ville de Homes en Syrie.
Le journaliste français se trouvant sur place, Jean-Pierre Duthion a affirmé que malgré son jeune âge Rémi Ochlik était l’un des plus compétents photographes de guerre. Se trouvant ensemble à une semaine du décès du photographe au niveau de la ville de Zabadani, les deux hommes ont pu s’échapper des forces de sécurité qui n’arrête pas de traquer les journalistes se trouvant sur place.
Selon Alfred de Montesquiou, l’un des journalistes de Paris Match et ami du photographe, après un retour au Liban, Rémi Ochlik a décidé de retourner en Syrie seul, parce qu’il a toujours attendu le bon moment pour pouvoir mettre à l’œuvre son amour pour le photojournalisme. Les photos de Rémi Ochlik ont fait la convertir de plusieurs journaux français.

Rémi Ochlik, le photographe français

Selon son co-équipier Alfred de Montesquiou, le photographe français à participer dans divers conflits dans le monde, toutefois, ce n’est pas une tête brûlée. En effet, grâce à son réseau de contact humanitaire qui est assez fiable, Rémi a pu atteindre Homs en compagnie du photographe William Daniels ainsi que la journaliste du Figaro Edith Bouvier. Une fois arrivé, le jeune photographe est très vite conduit au centre névralgique de la révolution. Le photographe, s’est retrouvé avec la journaliste américaine Marie Colvin.

Affaire des fichages ethniques : les dirigeants du PSG ignorent tout de ses pratiques

Depuis le 8 novembre dernier, le célèbre club parisien est soupçonné d’avoir pratiqué un système de fichage ethnique, afin de discriminer entre les jeunes joueurs dans les centres de formations d’Ile de France. En effet, suite aux informations diffusées dans le reportage de France 2, dans le cadre des Football Leaks, démontrant des pratiques illégales de certains recruteurs du club parisien, plusieurs médias ont profité de ces révélations afin d’accuser le club de racisme. Président de SOS Racisme, Malek Boutih, travaillant au sein de la fondation PSG, a tenu à défendre le club de la capitale.

Le PSG a toujours veillé sur le respect d’autrui

Malek Boutih a affirmé au micro d’Audrey Crespo-Mara, « Je tiens à défendre le club parisien, parce que à mon avis, il faut regarder la vérité en face, le PSG est l’un des rares clubs de football qui n’hésitent pas à investir de l’argent dans les banlieues pas pour faire de ces jeunes défavorisés des footballeurs, mais en leur apportant du soutien scolaire. Soudain, le club le plus engagé se trouve devant le tribunal pour racisme ».
Le président de SOS Racisme, affirme que le club de la capitale est très loin d’être étiqueté comme étant un club raciste. « Il ne faut pas oublier tout ce que le PSG, ainsi que son président Nasser Al Khelaïfi ont fait pour les jeunes défavorisés des banlieues parisiens. Je peux assurer que les dirigeants du club ignorent complètement la mise en place d’une telle pratique dans les centres de formations. Le PSG a toujours œuvré pour le respect et l’aide. Il suffit de voir l’effectif des centres de formations du club pour comprendre, qu’il n’y a jamais eu de racisme dans le PSG ».
Sous l’ordre du président du PSG, Nasser Al Khelaïfi, une enquête interne a été lancée afin de bien cerner les responsables et le problème. Suite aux résultats de cette enquête, les dirigeants du club pourront prendre les bonnes décisions.

Luis Fernandez n’avait jamais entendu parler de ce type de fichage

L’ex-joueur international, Luis Fernandez qui a été le responsable des centres de formation du PSG durant 2017, a et d’après PSG Paname Squad déclaré n’avoir jamais entendu parler de ce genre de pratique.
« Je n’ai jamais entendu ni vu ces fichages ethniques de toute ma vie. Ce genre de pratique ne pourraient que me révolter », a déclaré Luis Fernandez, au Journal du Dimanche, avant d’ajouter « je ne peux pas concevoir qu’un club de renommée et que je connais depuis très longtemps pourrait pratiquer ce genre de fichage. De toutes les façons durant la période où j’étais responsable des centres des formations, je n’ai pas vu ce type de pratique ». « Il est important de signaler que Luis Fernandez est arrivé au club après 4 à 5 mois du départ de Marc Westerloppe » a affirmé le directeur de la communication Jean-Martial Ribes.

Qui veut la peau du théologien suisse ?

 

Incarcéré depuis 70 jours, suite à des accusations pour acte immoral (et acte immoral sur personne vulnérable), l’intellectuel musulman, Tariq Ramadan, a été hospitalisé en urgence en mars dernier, dans une unité hautement surveillée de l’hôpital universitaire de la Pitié-Salpêtrière en banlieue parisienne, selon son avocat, Maitre Emmanuel.

L’homme est accusé des pires agissements, dont le plus récent remonterait à l’année 2013, sur la base de simples révélations des plaignantes. Il s’était présenté de son plein gré à la convocation de la justice pour apporter sa propre version des faits, et qui se voit après jeté en prison dans les pires conditions qui généralement sont réservées aux terroristes ou aux chefs du grand banditisme.

Vient s’ajouter à cela, l’interdiction de visite ou de contact même pour son épouse et ses enfants, des entretiens très limités avec son avocat. De plus, le présumé souffre de pathologies chroniques peu compatibles avec un placement en milieu carcéral.

 

La détention provisoire

 

Il est judicieux de rappeler que la détention provisoire ne peut être ordonnée que si un contrôle judiciaire ou le port d’un bracelet électronique se révèle insuffisant pour les finalités suivantes :

 

– conserver les indices et les preuves matérielles

– empêcher la possibilité de faire pression sur les plaignants(es) ou les témoins

– empêcher de possibles concertations frauduleuses entre le présumé et ses complices ou coauteurs

– Garantir le maintien du mis en examen à la disposition des autorités judiciaires et l’empêcher de quitter le territoire

– mettre fin aux faits ou éviter leur réitération

– mettre un terme au trouble exceptionnel et persistant à l’ordre public provoqué par l’affaire. Ce trouble ne pourrait résulter que d’un retentissement médiatique de l’affaire. Ce motif n’est seulement applicable que dans le cas d’un crime.

 

Au sujet de l’affaire Tariq Ramadan, le JLD (juge des liberté et de la détention), aura prononcé sa décision sur la base du deuxième et quatrième point, soit empêcher de possibles pressions sur les « victimes » ou témoins et assurer la présence du théologien sur le territoire français.

Pourtant, rien n’indique dans le comportement du présumé qu’il aurait songé à fuir la justice, bien au contraire, depuis le début de l’enquête, ‘‘ il a fait preuve d’une coopération exemplaire ’’, explique sa femme dans une vidéo partagée sur les réseaux sociaux.

Si on met des guillemets à « victimes », c’est parce qu’en réalité, il n’y a ni délit ni crime, que de simples plaintes. Il ne revient qu’au juge du fond d’établir la vérité au cours du procès.

Depuis l’ouverture de l’enquête, cette affaire ne cesse de dévoiler plusieurs dysfonctionnements et de susciter les interrogations.

La question qui se pose ici, c’est de savoir si réellement, on assiste à une procédure judiciaire régulière dans ce type d’affaire au vu du maintien en incarcération, ou contrairement, il s’agit d’un traitement exceptionnel pour un accusé exceptionnel ? Est ce que l’influence que peuvent avoir ses idées, ses positions et ses écrits auprès des rangs musulmans en France ou encore son statut de personnalité, auront-ils pu interférer dans la décision de la Cour ? Et dans ce cas-là, serait elle une chose légitime ?.

 

 

La présomption d’innocence

 

D’un point de vue juridique, la présomption d’innocence constitue un principe fondamental qui fait que le procureur de la République, fait reposer l’accusation la charge de présenter les preuves de culpabilité de l’accusé. Cela signifie que tout individu même incriminé, ne peut en aucun cas être considéré comme vrai coupable avant d’avoir été jugé comme tel par le Parquet.

Tout présumé coupable, a naturellement le droit de bénéficier d’un traitement digne et une procédure judiciaire juste, régulière et équitable. Son innocence reste conservée jusqu’à preuve du contraire, ou qu’à la suite de son jugement, il soit condamné sur la base de l’intime et totale conviction des magistrats de sa culpabilité.