Comment favoriser la création d’emplois pour les jeunes en Afrique ?

La création d’emplois, particulièrement pour les jeunes, dans le marché du travail reste aujourd’hui une problématique fondamentale inhérente à chaque société.
Pour absorber les 32 000 jeunes qui arrivent chaque année sur le marché du travail et faire face au doublement de sa population d’ici 2040, le continent africain doit mener des politiques de développement local.

Le fait est connu. La population de l’Afrique va doubler, voire tripler, d’ici 2040. Plus de 650 000 personnes complémentaires vont ainsi venir gonfler, au cours des 3 prochaines décennies, les campagnes. D’après le président du groupe de la Banque Mondiale, David Malpass, pour créer des emplois, il faut concevoir des politiques de développement local.

Et aussi, pour éviter que les pays africains ne deviennent le déversoir de chômeurs sans racines. Les économistes pensent que le doublement, voire le triplement, de la population de l’Afrique est une formidable opportunité. Le continent africain va ainsi devoir gérer une trajectoire démographique sans précédent. Il est important de rappeler que l’Afrique fait preuve, depuis une décennie, d’un dynamisme économique considérable et les prévisions pour l’année 2018 et 2019 le confirme.

Comment l’Afrique peut-elle créer les 35 millions d’emplois par an nécessaires sur les trois prochaines décennies pour absorber sa population active croissante ?

Selon le chef de l’Etat du Congo-Brazzaville, Denis Sassou-Nguesso, il faut créer des emplois où la demande va être la plus abondante. Autrement dit, dans les endroits ruraux où les populations vont rester encore majoritairement installées au cours des 20 prochaines années. Les pays Africains doivent donc réfléchir à la création d’activités au niveau local.

Afin de réduire le sous-emploi et le chômage des jeunes en Afrique, deux recommandations peuvent ainsi être proposer pour orienter l’action collective des gouverneurs. Tout d’abord, concentrer la création massive d’emplois pour les jeunes africains dans des secteurs bien précis comme l’industrie, l’élevage et l’agriculture, par une politique volontariste mêlant la création de guichets liés au travail en milieu rural, mais également la création de services publics de vulgarisation agricole, et la création de marchés de location de terre. Il faut aussi soutenir des projets d’entreprenariat en milieu rural, et intégrer des activités de sensibilisation à l’élevage et à l’agriculture dans les programmes scolaires. Ensuite, faire de la création d’emplois pour les africains, notamment pour les jeunes, une priorité d’action des pouvoirs publics.

L’Afrique doit innover pour créer suffisamment d’offres d’emploi Brazzaville pour sa population jeune et croissante.