Du street art sur les pistes de Courchevel

Tandis que Courchevel accueille passionnés de glisse et skieurs, la station de la vallée de la Tarentaise (en Savoie) aime également se différencier. Pour la septième année et jusqu’au samedi 3 octobre 2020, “L’art au sommet” regroupe des œuvres d’art réalisées par graffeurs internationaux et des passionnés de street, sur le domaine skiable et un peu partout dans la station. Des sculptures monochromes en aluminium, Inox et résine balisent la piste et jalonnent la station : un ours polaire blanc à facettes dressé sur ses pattes arrière, un King Kong rouge, un gorille bleu planté juste devant la vue panoramique, qui ouvre sur le Mont-Blanc, des loups hurlants, des chevaux cabrés. Un bestiaire pop signé ‘Richard Orlinski’. Ce dernier est l’artiste contemporain français le plus vendu dans le monde. Il est connu depuis 2005 pour avoir imaginé des sculptures monumentales (se caractérisant d’une part par le fait qu’elle est intégrée à l’architecture d’un monument, ou/et d’autre part par sa grande taille) avec l’expertise d’artistes (sculpteurs) hautement qualifiés. Les œuvres de Richard Orlinski sont conçues autour du concept “Born Wild” reflétant sa réflexion sur la nature humaine et l’instinct animal, et ses principales valeurs. Cet artiste contemporain français explore plusieurs matériaux dans un style très caractéristique et moderne.
Ce dernier n’hésite pas à casser les codes en s’exprimant à travers diverses formes d’art, comme par exemple la musique et le théâtre, ou en exposant régulièrement dans les lieux atypiques.

A Courchevel, un musée en mouvement

Les sculptures ont été installées à différents endroits, comme une fratrie de pingouins, sur la passerelle de la Croisette, les quatre pandas ‘BA le Panda’ de Marinetti Julien, mesurant entre 1. 60 mètre et 2. 50 mètres de hauteur, au Sommet de la Saulire, à proximité du téléphérique et des télécabines, un endroit incontournable durant cette saison (7e édition), ou encore les bulldogs Doggy Johns, au Sommet des Chenus. Le choix des sculpteurs a été effectué en tenant compte des artistes du mouvement graffiti (associé le plus souvent au vandalisme) tout en ayant la volonté d’y joindre des sculpteurs montants du mouvement.
Le responsable de ce projet a voulu présenter une vision large entre les plus jeunes en Europe et les fondateurs du mouvement dans les années 1990 à New York. Le gorille King Kong et les sculptures d’ours de l’artiste contemporain français ‘Richard Orlinski’ ont pris leurs quartiers sur la place du Rocher. Ce dernier accorde beaucoup d’importance à la vision du spectateur. Les formes du sujet gomment le détail pour que l’animal sauvage ne devienne qu’une complexe dentelle métallique ou une multitude de facettes lisses.