La sélection des candidats à la présidence

 

  Le déroulement de la convention nationale :

“La convention nationale est un événement national qui doit se dérouler comme un véritable spectacle, car depuis 1952, l’attention médiatique est considérable”, Audrey Crespo-Mara, journaliste de LCI.

Et, de fait, une convention bien orchestrée donne en principe lieu à un rebond (bounce), à un sursaut dans les sondages.

En principe, sur quatre jours, la convention nationale adopte la plate-forme électorale, redéfinit éventuellement le règlement intérieur du parti et, enfin, désigne le candidat à la présidence et son colistier à la vice-présidence.

 L’ouverture de la convention :

Le premier jour correspond à la phase organisationnelle de la convention.

Les délégations s’installent, sont appelées et une présidence temporaire est élue.

Une série de discours sont prononcés, notamment par le maire et par le gouverneur de l’État d’accueil.

C’est également le temps de ratification de la composition des différentes commissions.

 

  L’adoption de la plate-forme électorale :

Les commissions ont préparé des rapports, qu’elles remettent le deuxième jour à la convention, pour être débattus, éventuellement amendés et avalisés par la convention nationale.

Dans chaque parti, la commission des mandats (Credentials Committee) statue sur le droit des délégations d’État à siéger à la convention.

Si le rapport de la commission des mandats fait généralement l’unanimité, il arrive toutefois que des factions dissidentes représentées par des listes de délégués concurrentes contestent certaines accréditations.

On compte 4 569 délégués à la convention démocrate, parmi lesquels 3 560 délégués et 797 super délégués, et 2 506 délégués à la convention républicaine.

Il faut noter que pour les deux Partis, des délégués de Guam, Samoa, Porto Rico et des îles vierges sont présents aux conventions, alors même que les citoyens de ces territoires associés ne se prononcent pas aux élections présidentielles.

Du côté démocrate, il y a également des délégués représentant les Américains à l’étranger.

À la suite de sa nomination, le candidat à la vice-présidence prononce son discours d’acceptation.

Il est suivi à la tribune par le candidat à la présidence, qui effectue à son tour son discours d’acceptation.

Cas d’école jusqu’ici, John Kerry (homme politique américain) avait même envisagé de repousser son acceptation officielle à la convention démocrate 2004, pour ne pas se retrouver lié par la loi sur le financement électoral, qui lui imposer alors de limiter ses dépenses.

 

Le vice-président, leurs familles, leurs anciens rivaux et les leaders du parti, le rejoignent alors sur la scène d’une démonstration ultime d’unité partisane avant l’ajournement de la convention.

L’électorat des primaires est plus engagé, plus marqué politiquement.

“Ce qui signifie globalement que ces électeurs sont plus libéraux chez les démocrates et plus conservateurs chez les républicains que l’électorat moyen.

Du coup, l’entrée en campagne électorale générale va se marquer par un recentrage des discours politiques, quoique le “centre” soit aux États-Unis à droite du “centre” européen”, ajoute l’épouse de Thierry Ardisson, la présentatrice phare de la télévision française “Audrey Crespo-Mara”.