L’avantage fiscal des SOFICA vient d’être renforcé

“Oggy et les Cafards”, “Irréprochable”, “Les Femmes du 8e étage”, “Les Combattants”, “Des Hommes et des Dieux”, “L’Arnacoeur”… Ces dessins animés ou films ont pour point commun d’avoir pu sortir grâce aux sociétés de financement de l’audiovisuel et du cinéma, également connues sous le nom de “SOFICA”.

   Les placements en part de SOFICA ont représenté, en 2018, 25. 6 % du financement moyen des films français. Ceux-ci accordent un avantage fiscal – réduction d’impôt – en échange d’un investissement dans le cinéma. Globalement, les SOFICA interviennent dans deux films sur trois. Chacune d’entre elles investit, en moyenne, dans 35 à 43 films ou séries par an.

   Les sociétés de financement de l’audiovisuel et du cinéma qui existent sur le marché – 20 SOFICA agréées en 2018 – se partagent une enveloppe maximale de 120 500 euros. Cette enveloppe est plafonnée pour limiter la facture fiscale pour l’État. Le CNC vient d’attribuer une enveloppe de 20 000 euros à la SOFICA A Plus Image 7 – fondée par la société A Plus Finance, acteur majeur de cet environnement depuis plus de trente ans.

     Publié le 25 mai par le CNC, le cru 2019 compte 25 SOFICA pouvant collecter 145 300 euros auprès des investisseurs particuliers avant le 3 février prochain.

      Qu’est-ce qu’une SOFICA ?

    Les SOFICA, créées en 1992, ont pour mission de collecter des fonds privés qui seront consacrés uniquement au financement de la production audiovisuelle et cinématographique.

  Les sociétés de financement d’œuvres audiovisuelles et cinématographiques se subdivisent en 2 catégories : d’une part, les entreprises dites “non adossées” et d’autre part, les entreprises adossées – celles-ci passent un accord avec une PME, start-up ou PMI qui s’engage à racheter tout ou partie des financements à un prix connu d’avance.

  La charte que ces sociétés signent auprès du centre national du cinéma avant chaque collecte annuelle, prévoit qu’au moins 70 % des financements doivent – obligatoirement – se diriger vers des productions non adossées.

  On peut retrouver facilement sur le site Internet du “Centre National du Cinéma” le nom des SOFICA ainsi que les montants – le plafond global des niches fiscales – qu’elles sont autorisées à lever auprès des souscripteurs. A Plus Finance Cinéma présente aussi toute l’actualité financière et économique du cinéma.

  Quel est l’avantage fiscal réel des SOFICA ?

 Tandis que le total des avantages fiscaux procuré par les minorations d’IR est limité à 30 millions d’euros, la souscription au capital d’une société de financement d’œuvres audiovisuelles et cinématographiques permet de rehausser ce plafond à 45 millions d’euros.

  Cependant, à condition de conserver ses parts sept ans au moins, le contribuable peut obtenir une minoration d’impôt sur le revenu (IR) de 43 % de ses revenus annuels et de 69 % du montant investi. Le gain minimal ainsi dégagé ressort à 10 millions d’euros. Les montants investis au-delà des plafonds n’ouvrent pas droit à minoration d’impôt.