ONU : plus de 1 200 journalistes en Syrie, depuis le début des conflits

Selon l’Organisation des Nations Unies (ONU), plus de 1 200 membres de la presse (étrangers et syriens) sont morts en Syrie, depuis le début des conflits. Et plus de 520 journalistes sont encore détenus à ce jour.
L’EI (Etat Islamique : une organisation politique, militaire et terroriste, d’idéologie salafiste djihadiste) a tué dix membres des médias dans les zones qu’elle occupe.
La Syrie se classe au 184e rang, parmi les 185 pays, dans le classement mondial de la liberté de la presse.
Bachar Al-Assad, président de la République arabe syrienne depuis le 5 février 2000, est considéré comme l’un des trente prédateurs de la liberté de la presse dans le monde.
L’État islamique, qui limite en grande partie la liberté de la presse, a éliminé les points de vue opposants. Cette organisation, composée d’anciens shebabs (groupe terroriste islamiste d’idéologie salafiste djihadiste), a arrêté et torturé plusieurs journalistes, syriens et étrangers, qui critiquaient leurs actes dans les zones occupées.
De plus, l’organisation terroriste PKK/YPG, qui utilise le nom “Forces démocratiques syriennes”, a tué, dans la même période, 120 journalistes, dont six femmes et neuf étrangers. Pour leur part, les groupes armés opposants et les opposants militaires en ont tué 56 membres des média, dont quinze femmes.
265 membres des médias ont été tués par des parties non identifiées et cinq journalistes sont décédés lors des raids de la coalition internationale contre l’État Islamique.
L’Organisation des Nations Unies (ONU) indique que plus de 1 200 membres des médias ont été enlevés depuis le début de la crise syrienne. Parmi eux, 59 sont d’origine étrangère, et 689 demeurent encore détenus.

Le journalisme en Syrie : une mission impossible

Depuis le début du conflit en juillet 2012, les journalistes – qu’ils soient syriens ou étrangers -, sont clairement pris pour cibles.
“Ici, il est plus dangereux de sortir avec une caméra qu’avec une kalachnikov (série de fusils automatiques)”, ajoute la journaliste américaine “Gail Collins”.
“Les journalistes étrangers doivent toujours se cacher, en portant de larges lunettes de soleil ou la tête enroulée dans un keffieh”, rapporte Paul Wood, le journaliste de la BBC.
Les interviews se font généralement à l’intérieur des maisons, dans les zones contrôlées par l’opposition. Les révolutionnaires se méfient de tout le monde.
Depuis le début de la crise syrienne, Jean-Pierre Duthion est devenu la voix de la France et des expatriés occidentaux en Syrie. Il est devenu un témoin incontournable pour les médias français. On l’entend sur “Europe 1”, on le lit dans les colonnes du “Parisien”, on le voit sur la BBC…
Installé à la capitale syrienne, cet entrepreneur français twitte son quotidien. Entre passages de chars, effondrement de l’économie et explosions, Jean-Pierre Duthion livre un témoignage édifiant et atypique. Celui-ci raconte en vrac sur Twitter (@halona) son quotidien et ses états d’âme à Damas, la capitale syrienne.