Problème économique : l’Afrique subsaharienne s’enlise dans les inégalités persistantes

Selon la Banque mondiale, les incertitudes géopolitiques, les guerres commerciales, le ralentissement des réformes, la baisse des prix des matières premières, et le manque des offres d’emploi en Afrique, affaiblissent la croissance économique surtout en Afrique subsaharienne.

Les problèmes de la croissance économique en Afrique subsaharienne

Au niveau de son rapport intitulé Africa’s Pulse, publié le 9 octobre dernier, la Banque mondiale a pu dresser un tableau mitigé de la conjoncture subsaharienne. Il est vrai que la banque mondiale s’attend à une meilleure croissance durant 2019 par rapport à l’année précédente, toutefois, la performance est inférieure de 0.2 % aux prévisions publiées en avril. Selon la banque mondiale, une croissance de 3.1 % serait enregistrée en 2020, toutefois là aussi, on peut enregistrer 0.2 points en moins que ces prévisions antérieures.
D’après, l’économiste de la Banque mondiale en Afrique Albert Zeufack, la croissance économique dans le continent africain subit elle aussi les contrecoups de la conjoncture internationale, ce qui se traduit par un ralentissement de la croissance au niveau de l’ensemble de la région.
En effet, la guerre commerciale qui a été lancé par les Etats-unis, en association au ralentissement du commerce international qui en résulte, ont provoqué une grande baisse au niveau de la demande des matières premières, induisant un recul de leurs prix. C’est ce qui explique la réduction des recettes d’exportation et le dynamisme économique.

La croissance économique est plombée par les aléas politiques

D’après le responsable de la Banque mondiale, les investissements en Afrique ainsi que l’afflux des capitaux étrangers sont découragés par les incertitudes croissantes au sein du continent.
En effet, d’après les prévisions l’économie sud africaine qui est de +0.8 % cette année enregistrerait +1 % en 2020, alors qu’au Nigeria elle passerait de +2 % à 2.1 %. Néanmoins, cette croissance n’est pas vraiment suffisante pour compenser le dynamisme des 10 autres pays qui dépassent les 5 % de croissance dont les offres d’emploi en Côte d’Ivoire et le Guinée.